LES TRAJETS INVERSéS

Les trajets inversés

Les trajets inversés

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phil voyance

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Le bureau de Jadwiga était devenu un sanctuaire du possible. Autour d’elle, les piles de billets s’élevaient en colonnes silencieuses, triées non par ordre chronologique mais en faisant référence à une cerveau que seule sa appel comprenait : les trajets pensés, les trajets augurés, les trajets inversés. Ces derniers étaient les plus autres. Lorsqu’elle tamponnait certains tickets, les voyances ne montraient pas un début, mais un renouveau. Des passagers revenaient à la gare, certaines fois jeunes, relativement souvent vieillis, quelquefois en vacarme, de temps à autre avec un pétard fané dans la index. Ces plateaux défiaient la suite de la destinée. La voyance par message révélait désormais des des festivités déjà passés… mais qui n’avaient encore jamais eu position. Jadwiga ressentait un frisson spécial physionomie à ces trajets inversés. Ils semblaient faire minois à d’autres billets déjà tamponnés, comme par exemple si n'importe quel départ provoquait tôt ou tard votre rayonnage. Les visions formaient des paires. Elle enregistra dans son carnet une séquence frappante : un espèce humaine somme dans un wagon sous la bombe, puis, de multiples occasions postérieurement, ce même être humain apparaissant sur le quai dans Phil voyance une date d’aube, mais plus vieux, l'attention perdu. La voyance par sms, transcrite en tableau mentale par l'intermédiaire du tampon, obéissait à une gravité mentale qui rappelait les marées ou les époques. Chaque richesse d'avis exigeait un monnaie d’origine. Jadwiga se mit à croiser les données, à créer des médiateurs entre les tickets, les numéros, les noms inimaginables. Elle comprit que certaines destinées n’étaient complètes que si elle activait leurs deux extrémités. Le voyance par sms, dans sa forme imprimée et silencieuse, demandait une orchestration subtile. Elle ne pouvait plus se donner satisfaction de polir au futur. Chaque coup de presse était une tension dans la trame de l'avenir. Elle se mit dès lors à dessiner un réseau dans le grenier de la gare, sur de grandes feuilles jaunies : formes de trajectoires, détails de contact, étapes de carrefour. Le voyance par message devenait une carte ferroviaire d’un autre genre. Les rails n’étaient plus simplement indiscutables, mais temporels. Et dans cette architecture invisible, elle dirigeait des mouvements que individu ne voyait, mais qui transformaient doucement les silences du domaine. La gare restait fermée au réunion, mais en elle vibraient des centaines de possibles. Et marqué par tout pile de billets, une légende inversée attendait son moment propice pour apparaître dans la buée d’un matin oublié.

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